Notre plus grande championne depuis le début de l’ère Open a décidé de raccrocher.
Elle a commencé sa dernière conférence de presse en tant que joueuse professionnelle par ces mots : "Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’ai décidé de mettre un terme à ma carrière."
Pas grand chose à dire de plus. Amélie Mauresmo avait perdu l’envie de s’entrainer, de jouer, de gagner.
Son dernier titre, pas le plus prestigieux, mais conquis à Paris, pas à la Porte d’Auteuil comme elle en a rêvé mais à la Porte de Saint Cloud, à Coubertin, aura été l’Open Gaz de France, édition 2009.
On retiendra de cette grande dame du tennis français ses 2 titres du Grand Chelem en 2006 : l’Open d’Australie, remporté face à une Justine Henin diminuée, qui abandonnera en cours de finale et laissera un goût d’inachevé à la Française. Elle prendra sa revanche 6 mois plus tard, en privant sa rivale belge du seul titre qui manquait à son palmarès, Wimbledon, un dernier coup droit dans le filet d’Henin et c’est la consécration pour Mauresmo.
Elle remporte aussi un Masters en 2005 et reste n°1 mondiale plusieurs dizaines de semaines tout au long de sa carrière.
So long, Amélie, malgré tes quelques défaillances mentales, malgré tes derniers pépins physiques, tu laisses l’empreinte d’une immense championne de la petite balle jaune.