Le tribunal de l’ITF (International Tennis Federation) a infligé une sanction clémente à l’intention du joueur de tennis français Richard Gasquet, dont les analyses d’urine effectuées lors du Masters 1000 de Miami le 28 mars dernier.
Retenant une circonstance atténuante au regard du code mondial antidopage : celle de la "faute ou négligence non significative", le tribunal est convaincu que le joueur n’a pas pris délibérément de drogue. L’explication donnée par Richard Gasquet, mentionnant qu’il aurait été involontairement contaminé lors d’un baiser échangé avec une personne ayant consommé de la cocaïne, a donc été jugé plausible par les membres du tribunal. Celui-ci a donc prononcé une suspension courte, de deux mois et demi, démarrant à partir de son dernier match sur le circuit. Elle a pris fin le 15 juillet, coincidant avec l’annonce faite par le joueur. Richard Gasquet a toujours nié avoir jamais pris de la cocaïne.
Richard Gasquet, interviewé hier sur France 2, a témoigné de son immense joie de pouvoir rejouer aussi rapidement (il était sous la menace d’une suspension de 2 ans). Il garde son dernier classement (32e mondial) et peut donc dès maintenant entamer sa préparation pour la saison américaine qui précède l’US Open joué en septembre.
L’AMA (Agence Mondiale Antidopage) a 3 semaines pour faire appel de cette décision si elle le souhaite.