Le Mercato ne concerne pas seulement les joueurs, semble-t’il… C’est l’impression que Guy Lacombe pouvait donner en annonçant dans les colonnes du journal Le parisien-Aujourd’hui en France, l’arrivée imminente du vainqueur des Internationaux de France 1983 comme préparateur mental, sorte de coach des dirigeants et d’intermédiaire entre les joueurs et leur entraineur.
Noah n’en est pas à son coup d’essai à ce poste : il était déjà intervenu dans les couloirs du Parc des Princes en 1996, pour préparer l’équipe de la capitale à jouer sa première finale européenne, en Coupe des Coupes contre le Rapid Vienne. Quelques jours avaient suffi. Le Paris Saint Germain avait remporté le trophée.
On connait le talent de l’ancien n°3 mondial en tant que meneur d’hommes à la victoire : c’est lui qui a su galvaniser des Leconte, Forget, Pioline pour gagner 2 Coupes Davis (en 1991 et 1996, à chaque fois contre des équipes bien mieux classées) et les joueuses françaises pour remporter une Fed Cup.
Néanmoins Yannick Noah avait échoué dans sa tâche à Roland Garros en 2005. Il suivait Amélie Mauresmo pour qu’elle puisse se libérer de la pression énorme qu’elle éprouvait à chaque fois qu’elle foulait la terre battue de la Porte d’Auteuil pendant le French Open. La numéro 1 française avait perdu en 16e de finale contre Ana Ivanovic, qui est en train de devenir la très bonne joueuse qu’on connait. Ceci dit, en perdant contre Nicole Vaidisova en 2006, Mauresmo a eu un commentaire fort juste sur le fait que sa surface préférée n’était pas vraiment la terre battue. Le reste de l’année a en effet démontré que son jeu s’exprimait beaucoup plus sur des surfaces qui prennent les effets et sur lesquelles les variations de jeu comme les impriment Mauresmo peuvent gêner l’adversaire. La lenteur (relative) de la surface permet aux jeux liftés et lourds de gagner.
Ceci dit, le jeu de service/retour-volée n’est pas non plus celui de prédilection sur terre battue (parlez-en à John Mac Enroe après sa finale perdue en cinq sets à Paris en 1984) mais il a permis à … Yannick Noah de triompher sur cette brique pilée il y a 24 ans.