l’entrainement pour soulever la coupe des Mousquetaires a commencé…
mardi 10 avril 2007, par Eric Toulalan
On l’attendait depuis un peu moins d’un an… Il nous avait étonné par sa domination sans appel pour la deuxième année consécutive de la saison de terre battue.
Il est gaucher.
Il vient de Majorque.
Rafael Nadal revient, comme à chaque fois depuis 2 ans, sur le devant de la scène dès que la surface sous les pieds des pros prend une couleur ocre. Le Maître de la Terre Battue depuis 2 ans, qui est maintenant invaincu depuis 70 matchs consécutifs sur sa surface de prédilection, va toutefois avoir à lutter cette année contre un Federer remonté. Sans l’avouer, le Suisse, Dieu du tennis depuis 3 ans, ébranlé en début d’année par 2 fois par l’Argentin Canas, ne pense qu’à Roland Garros pour affirmer son entière domination sur le tennis, plus fortement encore que Laver, Rosevall, Borg ou Mac Enroe.
Il serait alors en posture de réaliser le Grand Chelem… Celui que Pete Sampras n’a jamais pu faire à cause de la lenteur de cette maudite surface de la Porte d’Auteuil. L’envie va monter petit à petit chez le Suisse. L’année dernière, il avait eu 2 balles de match pour stopper la suprématie ibérique sur la brique pilée. C’était à Rome. Le Suisse aurait certainement préféré avoir ses 2 occasions un mois plus tard, dans l’arène du Court Central du Stade de Roland Garros. Au lieu de ça, Roger Federer n’a fait illusion qu’au premier set, le temps que Nadal retrouve sa hargne habituelle.
Saluons aussi le retour de Paul Henri Mathieu sur le devant de la scène à Casablanca. Le tournoi Hassan II avait des airs de championnat de France, la moitié des engagés étant des représentants tricolores. L’Alsacien a su hausser son niveau de jeu depuis le début de l’année. Hélas ses performances avaient souffert suite à une blessure survenue dans le jeu décisif du 3e set contre Fernando Verdasco au 1er tour de l’Open d’Australie. PHM aime la terre ! Il a enfin gagné un nouveau tournoi ATP depuis sa défaite contre Mikhael Youzhny dans le match décisif de la finale de Coupe Davis à Paris Bercy en 2002. Tout cela est du meilleur présage pour le rendez-vous de la Porte d’Auteuil.
C’est au même endroit qu’on attendra le retour d’Amélie Mauresmo. Elle sera hélas pas assez préparée. On risque de revoir le scénario de l’Open d’Australie, où elle n’avait pas pu défendre sa couronne par manque de compétition. Ce désavantage pourrait avoir un effet positif : la n°1 française n’aura aucune pression. Il reste donc de l’espoir mais restons raisonnable : la brique pilée n’est pas vraiment la surface de prédilection d’Amélie, elle ne fait pas partie de cette génération de frappeuses qui enchainent des marathons de fond de court sous la canicule.