3e tour de l’US Open 2007, une jeune femme polonaise, déjà 32e mondiale, élimine en 3 sets (6/4, 1/6, 6/2) la tête de série n°2, Maria Sharapova. La Russe a 20 ans et déjà 2 titres du Grand Chelem à son actif (Wimbledon 2004 et US Open 2006). Elle sera hélas sortie au tour suivant par une joueuse de la nouvelle vague, l’Israelienne Shahar Peer, tête de série n°18, de 2 ans son ainée.
Agnieszka Radwanska est née à Cracovie il y a un peu plus de 18 ans. Elle a commençé à faire parler d’elle quand, à l’âge de 16 ans, elle s’impose dans le tournoi Junior de Wimbledon en 2005. L’année suivante, c’est sur terre battue qu’elle fait la loi en remportant Roland Garros Junior à tout juste 17 ans. Toutes les surfaces lui conviennent.
Elle démarre tout de suite après sa carrière chez les Pros. Elle atteindra les quarts de finale de son premier tournoi WTA, sur ses terres, à Varsovie, en s’offrant le scalp d’une ancienne lauréate de Roland Garros, Anastasia Myskina (alors dans le TOP 10). Du coup, les organisateurs de Wimbledon l’invitent sur le gazon qui l’a vu triompher l’année précédente. Elle fera honneur à sa Wild Card en passant 3 tours avant de chuter avec les honneurs face à la tête de série n°2, Kim Clijsters. Elle s’approche alors du Top 50 du classement WTA.
Aujourd’hui, Agnieszka est 32e mondiale et on n’a encore rien vu…
Tapez "Radwanska" sur le moteur de recherche des joueuses inscrites à la WTA et vous verrez apparaître aux côtés d’Aga (surnom donnée à la joueuse par ses supporters) celui d’Urszula … sa soeur.
Né le 7 décembre 1990, Urszula Radwanska ne pointait "qu’à" la 547e place mondiale à l’entame de l’US Open 2007. Elle a fait un brève incursion à la 247e place du classement WTA en mars 2007 après quelques succès sur les tournois ITF. Aujourd’hui, elle joue, à seulement 16 ans, les demi-finales du tournoi junior de l’US Open.
Les deux demoiselles sont entrainées par leur père, Robert. Similitude avec une autre affaire de famille, celle des Williams, les deux soeurs étaient toutes les 2 sous l’influence tennistique de leur père, très remuant. A noter néanmoins que le jeu d’Agnieszka se rapproche plus de celui de Martina Hingis, avec une vraie intelligence de jeu que de celui des Williams, tout en puissance…
Une belle bouffée d’air frais pour le tennis polonais qui attendait des champions, féminin ou masculin, depuis Wojtek Fibak et la deuxième moitié des années 80…